Allergies alimentaires : comment les prévenir ?
April 13, 2020 | News | No Comments
Oeuf, lait, farine, arachide, fruits à coque, fruits de mer… Face à l’explosion des allergies alimentaires chez l’enfant, mais aussi chez l’adulte, les spécialistes s’interrogent sur les moyens de prévenir le phénomène. Les explications du professeur Christophe Dupont, pédiatre, chef du service d’explorations digestives et d’allergies alimentaires à l’hôpital Necker à Paris.
En cas d'allergie alimentaire, outre l'éviction, des études récentes ont montré qu'allaiter son bébé durant 4 à 6 mois a un effet protecteur sur le développement d'une allergie alimentaire.
Sans jamais pouvoir expliquer le phénomène, les médecins n’ont pour le moment aucun traitement adapté pour se débarrasser des
réactions allergiques chez l’enfant et l’adulte, hormis
l’éviction complète de l’allergène en question, qui est le plus souvent une protéine alimentaire.5 à 6 % des moins de 5 ans ont une allergie alimentaireOn considère qu’environ 5 à 6 % des enfants de moins de 5 ans peuvent avoir d’
allergies alimentaires. L’
allergie au lait de vache (APLV) est probablement plus fréquente encore chez le petit nourrisson.En cas d’allergie au lait, supprimer tous les laitagesQuand il y a une allergie au lait, c’est le lait et les laitages qu’il faut supprimer et pas uniquement le lactose. Parfois l’allergie est légère et le sujet allergique aux protéines de lait peut toutefois consommer des petites quantités de lait ou de laitages ou des aliments dans lequel le lait a été cuit, comme les gâteaux.Allergie à l’arachide, redoutée chez l’enfant et l’adulteChez le grand enfant et l’adulte, l’allergie la plus redoutée est l’allergie à l’arachide
allergie à l’arachide, qui peut tuer. Elle touche 1 à 2 % de la population aux États-Unis, probablement moins en France, selon le professeur Christophe Dupont, pédiatre, chef du service d’explorations digestives et d’allergies alimentaires à l’hôpital Necker à Paris.Deux fois plus d’allergies alimentaires en dix ansDevenues fréquentes, les allergies alimentaires, qui ont doublé en dix ans, seraient dues à des facteurs environnementaux. ”
L’allergie est une maladie moderne, liée à une propreté accrue, l’utilisation très fréquente de détergents, une très bonne maîtrise des infections, notamment par les
antibiotiques, indique le professeur Christophe Dupont. Cette hygiène, dont nous profitons, prive le système immunitaire d’un combat qu’il est prêt à mener. En l’absence d’infection, ce système immunitaire se défend contre les seuls “corps étrangers” restant”, les
allergènes“.Des pistes de prévention”L’utilisation de formules infantiles à charge allergénique réduite est probablement une bonne solution, mais les résultats des études menées à ce sujet ne sont pas tous concordants“, constate le pédiatre.La
dermatite atopique, étant le phénomène allergique le plus fréquent dans l’allergie alimentaire du petit enfant, les spécialistes se tournent vers la prévention de l’eczéma. ”
L’allergie à l’œuf est très liée à la présence d’un eczéma chez l’enfant”, précise le professeur Christophe Dupont.L’allaitement protège contre les allergies alimentaires
Des études récentes ont montré qu’allaiter son bébé durant 4 à 6 mois a un effet protecteur sur le développement d’une allergie alimentaire. La poursuite de l’allaitement maternel au début de la diversification alimentaire permet également de mieux tolérer les aliments renfermant du gluten.
Les dernières études montrent que certains laits infantiles hypoallergéniques, comme le Nidal H.A. par exemple, ont un effet préventif sur la dermatite atopique.Diversifier l’alimentation entre 4 et 6 moisOn préconise aujourd’hui de diversifier entre 4 et 6 mois pour tous les aliments, même ceux allergisants comme l’œuf, le poisson, la viande, l’arachide, les fruits à coque, que l’enfant vienne d’une famille atopique ou non.Le professeur Christophe Dupont interviendra lors des Entretiens de Bichat, événementClick Here: cheap nrl jerseys