Month: March 2020

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Norvège et Gabon ont signé un contrat d’un nouveau genre, annoncé au moment où se tient le 23 septembre 2019 à l’ONU à New York le sommet Action climat. La première va accorder au second 150 millions de dollars (136 millions d’euros) pour “la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre dus à la déforestation et à la dégradation, et pour l’absorption de dioxyde de carbone par ses forêts naturelles”. C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (Cafi), organisme lancé par l’ONU qui rassemble des pays d’Afrique centrale et des bailleurs de fonds occidentaux. Pour la Cafi, qui qualifie cet accord “d’historique”, c’est la première fois “que les efforts d’un pays d’Afrique pour lutter contre la déforestation sont ainsi valorisés”.“Ils vont nous payer parce qu’on n’a pas déforesté, parce qu’on a mieux géré l’exploitation forestière et réduit les émissions liées à l’exploitation forestière”, a expliqué à l’AFP Lee White, biologiste britannique naturalisé gabonais. Nommé en juin ministre de la Forêt du Gabon, celui-ci est présent à New York pour participer au sommet de l’ONU.Exploiter la forêt, mais de façon durableLe Gabon veut continuer à exploiter la forêt pour le bois, mais de façon durable sans la meurtrir, ce qui est possible, estime Lee White. Dans le pays, 80% des émissions de carbone sont liées à l’exploitation forestière, dit-il. C’est-à-dire les arbres abattus pour les routes qu’empruntent les camions ou pour les pistes des bulldozers. Ou ne serait-ce que la façon dont ces végétaux tombent quand ils sont coupés. Quand ils sont écrasés ou abîmés, ils se décomposent et finissent par libérer leur carbone.“Si on peut réduire la largeur des routes, si on peut couper l’arbre dans une direction qui minimise les dégâts, si on peut réduire la taille des débardages (pistes pour bulldozers), si on augmente le cycle de rotations, il y a beaucoup d’actions qu’on peut entreprendre pour réduire les émissions”, explique-t-il. Une chose est sûre : la Norvège ne paiera que si le Gabon y parvient.Ce pays est situé en plein cœur de la forêt tropicale d’Afrique centrale, appelée “le deuxième poumon de la terre” après l’Amazonie, qui “couvre un territoire aussi vaste que l’Europe occidentale”, selon la Cafi. Il est recouvert à près de 90% par des surfaces boisées.Depuis plusieurs années, les autorités gabonaises ont développé une politique de conservation relativement poussée pour l’Afrique centrale. Le pays possède 13 parcs nationaux, qui couvrent 11% de son territoire, mais aussi 20 aires marines protégées.Dans le même temps, le Gabon héberge près de 60% des éléphants de forêt qui subsistent en Afrique. Selon la Cafi, il s’agit “d’un indicateur clé de la bonne gestion des ressources naturelles” d’un pays.ScandaleDébut mars, le pays avait été secoué par la découverte d’un vaste trafic de kevazingo, un bois précieux très prisé en Asie et interdit d’exploitation au Gabon. Il sert à fabriquer des meubles, exportés notamment vers la Chine. Ce scandale, qui implique plusieurs sociétés chinoises et des responsables politiques, a montré l’ampleur de la corruption dans l’administration. Le président Ali Bongo Ondimba avait réagi en procédant à un remaniement ministériel. Il avait ainsi nommé à la tête du ministère des Forêts le professeur britannique Lee White, réputé pour être un écologiste intransigeant. Les stocks saisis vont être mis aux enchères, a dit le ministre. Il espère pouvoir en autoriser de nouveau l’exploitation en 2020 ou 2021. Selon lui, les réserves actuelles de kevazingo permettront d’assurer la production de meubles pendant “12 à 24 mois”.

Chaque week-end, le Bangladais Mominur Rahman Royal proteste silencieusement contre les bruyants klaxons. Il brandit une bannière où est écrit : “Seuls les idiots klaxonnent inutilement“. Au feu rouge, il s’installe sur un passage piéton et la déploie face aux véhicules à l’arrêt, espérant faire entendre son message. À Dacca, la capitale du Bangladesh, un million de véhicules motorisés circulent chaque jour. Les sons des klaxons peuvent atteindre 110 décibels aux heures de pointe.  La stabilité mentale des conducteurs perturbée Une pollution sonore qui peut avoir des conséquences sur le comportement des automobilistes. “Le klaxonnement abusif est l’une des causes principales d’accidents de la route. Un tel bruit peut perturber la stabilité mentale des conducteurs“, indique Mominur Rahman Royal. “Ils deviennent anxieux, car le conducteur derrière eux leur demande de se dépêcher alors qu’on ne peut pas avancer“, ajoute-t-il. Il a reçu de nombreux soutiens depuis qu’il a lancé sa campagne il y a quatre ans. Au Bangladesh, les coups de klaxon abusifs sont punis de six mois d’emprisonnement.   

Les élections législatives en Tunisie ont eu lieu dimanche 6 octobre. Il s’agit de la deuxième élection parlementaire de l’histoire post révolution du pays. D’après les premières estimations, aucune majorité claire ne se dégage pour la formation d’un gouvernement. Le parti des islamistes modérés d’Ennahda obtient toutefois une légère avance (17,5%).Pour la société civile tunisienne, c’est un coup d’assommoir. Les islamistes d’Ennahda, même s’ils perdent presque la moitié de leurs sièges, seront la principale force du Parlement. Ils sont suivis par le parti de Nabil Karoui, le candidat à la présidentielle surnommé le “Berlusconi tunisien” et soupçonné de blanchiment d’argent et de fraude fiscale. La troisième place revient à celle qui se revendique de l’héritage de Ben Ali : Abir Moussi.Un fort taux d’abstentionFrej Fenniche, expert international en droits de l’homme et activiste, tente d’encaisser la nouvelle : “Les trois partis ne représentent pas les aspirations du peuple tunisien et ne répondent pas aux demandes de la révolution.”Si les Tunisiens se réveillent aujourd’hui avec un Parlement qui ne leur ressemble pas c’est parce qu’ils se sont, pour une grande majorité (59%), abstenus de voter pour sanctionner la classe politique. Un choix qui risque de se retourner contre eux selon Frej Fenniche : “La jeunesse n’est pas contente, n’est pas satisfaite. Cela pourra provoquer la création ou l’émergence de mouvements contestataires. Automatiquement, il y aura une confrontation.” En attendant, la Tunisie reste suspendue aux résultats définitifs qui doivent tomber d’ici mercredi.

Le reportage de Maurine Mercier–‘—-‘–

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Le comité a salué “ses efforts en faveur de la paix et de la coopération internationale”. Le prix Nobel de la paix a été attribué au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, vendredi 11 octobre, à Oslo (Norvège). Artisan de la réconciliation avec l’Erythrée, celui qui a mis fin à deux décennies d’une guerre qui a fait plus de 60 000 morts figurait sur la liste des favoris pour la prestigieuse récompense.>> A lire, notre portrait d’Abiy Ahmed, le “Gorbatchev ethiopien”Le prix vise également à “reconnaître tous les acteurs œuvrant à la paix et la réconciliation en Ethiopie et dans les régions d’Afrique de l’Est et du Nord-Est”, a ajouté la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen. Celui-ci a également souligné le rôle du président érythréen Issaias Afeworki.La paix ne découle pas des actions d’un seul acteur. Lorsque le Premier ministre Abiy Ahmed a tendu sa main, le président Afwerki l’a saisie et a contribué à formaliser le processus de paix entre les deux pays.Le comité Nobel norvégienCe prix est un coup de pouce bienvenu pour le plus jeune dirigeant africain, âgé de 43 ans et au pouvoir depuis seulement 18 mois, qui fait face à une inquiétante flambée de violences intercommunautaires dans son pays, où des élections législatives sont censées avoir lieu en mai 2020. Se disant “honoré” et “ravi”, Abiy Ahmed a salué “un prix donné à l’Afrique”. “J’imagine que les autres dirigeants d’Afrique vont penser qu’il est possible de travailler sur les processus de construction de la paix sur notre continent”, a-t-il dit lors d’une brève conversation téléphonique avec l’Institut Nobel.L’an dernier, le prix –une médaille d’or, un diplôme et une somme de neuf millions de couronnes suédoises (environ 830 000 euros) – avait récompensé deux activistes de la lutte contre les violences sexuelles, le gynécologue congolais Denis Mukwege et la Yazidie Nadia Murad.Click Here: cheap sydney roosters jersey

Un convoi de quelques dizaines de personnes s’est élancé dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 octobre sur un sinueux chemin de montagne près de Hong Kong. Ces militants ont érigé une statue de la liberté en haut de la Roche du Lion, une montagne de 500 mètres surplombant le district de Kowloon. Nommée “Dame de la Liberté”, elle est destinée à inciter le plus grand nombre à prendre part aux manifestations anti-gouvernementales.La statue, haute de trois mètres, représente une activiste équipée d’un masque à gaz, d’un casque et de lunettes protectrices. Elle tient dans l’une de ses mains un parapluie, le symbole du mouvement pro-démocratie dans la région administrative spéciale. “Révolution de notre temps, Libérez Hong Kong”, peut-on lire sur une bannière noire habillant la statue, visible de loin en contrebas.L’un des contestataires a déclaré à Reuters qu’il espérait que “Lady Liberty” inciterait la population hongkongaise à continuer de se battre. “Tous les problèmes peuvent être résolus avec la résilience du peuple de Hong Kong et un dur labeur pour atteindre nos objectifs”, a-t-il dit, sans préciser son identité. Mais dès le lendemain, la statue a été retrouvée vandalisée (en anglais).Click Here: New Zealand rugby store

Il y a des sujets dont on ne veut pas faire des histoires. Des sujets que certains s’efforcent d’effacer des mémoires comme dans ce petit cimetière de la ville kurde de Suruç, à quelques kilomètres de Kobané et de la frontière syrienne.Une semaine après le début de l’offensive turque en Syrie, les combats continuent de faire rage, en particulier dans plusieurs villes à la frontière. C’était encore le cas à Kobané, il y a quelques jours. Ville symbole de la résistance à Daech, de nombreux combattants kurdes y sont morts, il y a cinq ans seulement. Et c’est ici, dans ce cimetière de la ville proche de Suruç, que certains combattants sont enterrés. “Cette partie-là, c’était prévu pour enterrer les combattants de la résistance de Kobané, explique Adar, défenseur de la cause kurde. Ceux qui n’avaient pas de famille dont on ne savait d’où ils venaient, ils étaient enterrés ici surtout.”74 tombes de combattants kurdes détruitesAdar nous emmène dans ce qu’on appelait encore il y a peu de temps, le “carré des martyrs”. Des anonymes à qui on avait donné comme patronyme le nom de la ville dans laquelle ils étaient tombés. “Ali de Kobané, Serhildan Kobané, comme s’ils étaient tous de la même famille : Kobané, Kobané”, répète Adar. Soixante-quatorze tombes pour se souvenir de ceux qui ont lutté contre Daech. 74 tombes que Adar ne parvient pas à retrouver. “Hélas, je ne vois plus le tombeau”, se désole-t-il. Adar demande à un homme qui s’approche. Il désigne une petite parcelle derrière les arbres, où quelques tombeaux sont délimités par des parpaings. Sur les stèles, aucun nom, juste des numéros.”On a peur de dire qui a fait ça”Un peu plus loin, un groupe de femmes, coiffées du foulard traditionnel kurde, pleure un mort. Adar et l’homme discutent, discrètement, à l’abri des regards. Le sujet est sensible. “La dernière fois quand je suis venu, il y avait leur nom dessus et puis il y avait plus de tombes, non ? Je me trompe ?”, demande Adar. “Non, c’est juste, mais hélas certaines tombent ont été détruites”, lui répond l’homme. “Mais qui les a cassées ?”, reprend Adar. “Je ne peux pas vous le dire, dit l’homme. On a peur de dire qui a fait ça.” En 2016, les autorités turques, estimant que ce cimetière était de la propagande pro-kurde, décide de le faire disparaître. Il ne peut pas y avoir de héros chez l’ennemi.Pour moi, c’est pour effacer la mémoire de la résistance de Kobané et surtout pour effacer la mémoire du peuple kurde de son passé.Adarà franceinfoAvant de partir, l’homme s’approche d’une tombe sans nom mais avec un numéro, le 57. Il ramasse un peu de terre et se frotte le visage avec. Un signe d’humilité et de respect à celui qu’il considère comme beaucoup plus courageux que lui.

Une stèle du cimetière de la ville kurde de Suruç, en Turquie, numérotée 57.  (MATTHIEU MONDOLONI / RADIO FRANCE)

Kemal tient une épicerie au centre-ville de Suruç, dans ce qu’on appelle ici, le quartier “Kobané”. Il est habité par des réfugiés, comme lui, venus de la ville syrienne voisine. Sa gorge se serre quand il parle de son fils, mort il y a cinq ans en combattant Daech. “En détruisant le cimetière, ils les ont tués une deuxième fois…”, dénonce Kemal. Notre souffrance, à nous les Kurdes, est énorme. Est-ce qu’un être humain peut détruire des pierres tombales, les pierres d’un cimetière ? Est-ce qu’on se bat contre les morts ?Kemal, réfugié à Suruçà franceinfoEt est-ce qu’on tue les vivants dans l’indifférence générale, se demande Mustafa, son associé, debout à côté de lui. “Je pense que tous les gens, dans le monde, en Europe, toutes les organisations arabes, soutiennent les Kurdes. C’est bien, déclare Mustafa, mais concrètement personne n’agit ! Ce n’est plus possible que les massacres continuent comme avant…”  Les Kurdes se sentent abandonnés, délaissés. Eux qui se sont battus contre Daech, estiment l’avoir fait pour tout le monde… Aujourd’hui, ils ont le sentiment d’être tout seuls.

Turquie : dans un petit cimetière de Suruç, les stèles des combattants kurdes détruites–‘—-‘–

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Distancé par la Chine et les Occidentaux, Moscou opère un retour remarqué sur le continent africain. Au cœur de cette stratégie d’influence, l’Université moscovite d’amitié entre les peuples, qui a longtemps formé des élites africaines. Cette université, appelée à l’époque soviétique (de1961 à 1992) université Patrice Lumumba, du nom du héros indépendantiste congolais assassiné, était une pierre angulaire du soft power de l’URSS.Accroître l’influence de l’URSSL’université Patrice Lumumba avait fait les beaux jours de la politique “internationaliste” de l’URSS dans le tiers monde. Construite au plus fort de la décolonisation africaine et des tentatives de récupération des pays non-alignés par Moscou, elle a perdu sa raison d’être en 1991 avec la chute du communisme et l’implosion de l’URSS.En pleine Guerre froide, c’est elle qui a formé des générations d’ingénieurs, de médecins et de dirigeants africains. Parmi les plus connus, les présidents sud-africain Thabo Mbecki, nigérian Olusegun Obasanjo, angolais Eduardo Dos Santos et son successeur Joao Lourenço, namibien Sam Nujoma et bien d’autres. Une stratégie d’influence en pleine décolonisation.Après la chute de l’Union soviétique et la crise économique qui a suivi, ce haut lieu de l’éducation n’intéressait plus grand monde, faisant d’avantage les gros titres pour les attaques racistes sur son campus, que pour son haut niveau d’éducation.

Un des bâtiments de l’université Patrice Lumumba à Moscou. (VALERIY SHUSTOV / SPUTNIK)

1200 cadres et scientifiques africains formés par les universités russesSelon Vladimir Filippov, son recteur actuel interrogé par l’AFP, l’université a tourné cette page sombre et retrouve son rôle dans le soft-power russe. Et cela à l’heure où la Russie cherche à faire un retour en Afrique, comme en témoigne le tout premier sommet Russie-Afrique que Vladimir Poutine organise les 23 et 24 octobre 2019 à Sotchi. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernements africains y sont attendus.Si à l’époque de la Guerre froide, il s’agissait de marquer des points dans la guerre idéologique avec l’Occident et de placer des cadres de confiance dans l’élite politique, aujourd’hui ce n’est plus seulement avec les Occidentaux qu’il faut rivaliser. Moscou doit rattraper un retard considérable sur la Chine, qui accueille un grand nombre d’étudiants africains dans ses multiples universités, sans parler des dizaines de milliards investis chaque année par Pékin sur le continent même.L’Université moscovite d’amitié entre les peuples forme aujourd’hui un millier d’étudiants africains. “Bien sûr, c’est toujours une question d’intérêts géopolitiques et économiques”, reconnaît son recteur M. Filippov. Ainsi, cette université veut aussi convaincre ses étudiants russes de s’expatrier et organise, à cette fin, son premier salon de l’emploi baptisé Je veux travailler en Afrique.Click Here: cheap all stars rugby jersey

En 2019, le parti d’inspiration islamiste Ennahdha a gagné les législatives avec 52 sièges (sur 217), ce qui lui permet de revendiquer le poste de Premier ministre. Mais cette victoire est en trompe-l’œil. En 2011, lors des élections à la Constituante, il avait obtenu 89 sièges. Depuis, il n’a cessé de baisser : en 2014, il n’avait plus que 69 députés. Aujourd’hui, où en est cette formation, autorisée seulement en 2011, et qui depuis 2016 dit ne plus avoir de lien “avec la prédication religieuse”, mais suscite encore souvent la méfiance sinon les passions ? La pratique du pouvoir (2011-2014, 2015-2019) l’a-t-elle fait évoluer ? Eléments de réponse avec deux responsables nahdaouis que franceinfo Afrique a rencontrés à Tunis.Zied Ladhari, ministre et secrétaire général d’EnnahdhaAvocat de formation, Zied Ladhari, 44 ans, a été élu député en 2019 dans la circonscription de Sousse (146 km au sud de Tunis). Il est secrétaire général du parti et ministre du Développement et de la Coopération internationale. Selon la presse tunisienne, il est l’un des candidats favoris du parti pour devenir Premier ministre. Fin et réservé, il n’en laisse rien paraître. Il ne sait pas moins manier avec beaucoup d’aisance la langue de bois à l’heure où commencent des discussions serrées entre Ennadha et d’autres formations représentées au Parlement pour constituer une coalition.Saïda Ounissi, ministre et membre du bureau exécutif d’EnnahdhaAgée de 32 ans, Saïda Ounissi, élue députée de la circonscription France-Nord (dans l’Hexagone) et membre du comité exécutif d’Ennahdha, a vécu 20 ans en France, où son père avait dû fuir la répression du régime de Ben Ali en raison de ses activités islamistes. Elle y a étudié l’histoire et les sciences politiques. Plus jeune ministre du pays en 2018, cette personnalité brillante et souriante ne pratique pas la langue de bois. Et répond aux questions sans détours.
Comme son collègue Zied Ladhari, elle rappelle que son parti est né dans l’opposition à la dictature. Et qu’il “avait alors une vision de l’Etat qui n’était pas en harmonie” avec ce que l’on connaît aujourd’hui. “Après la révolution, il a compris que le seul cadre du pouvoir était l’Etat-nation, mis en place par Bourguiba, réplique de l’Etat jacobin français.” Manière de dire que la formation islamiste a beaucoup évolué sur ce point…Nous restons fidèles à la Constitution. Il n’y a donc pas de raison de parler de trahisonSaïda Ounissià franceinfo Afrique“Après 2011, nous avons été au pouvoir” de décembre 2011 à janvier 2014 et de février 2015 à 2019. Soit près de sept années. “Depuis 2016 (et l’effacement progressif du parti “laïc” Nidaa Tounès en raison de querelles internes, NDLR), nous avons assuré au gouvernement un semblant de stabilité, quand Béji (le président sortant Béji Caïd Essebsi, NDLR) a choisi son fils au détriment du pays. Je peux presque dire que nous avons porté la culotte ! La question est alors de savoir si nous ne nous sommes pas compromis avec la Realpolitik. Là, je n’ai pas de réponse. Je dirai simplement que nous sommes tributaires de la façon dont fonctionnent les institutions.” Saïda Ounissi se sent fière de son action au ministère. Notamment d’avoir réformé la formation professionnelle.Et que répond Mme la ministre à ceux qui s’impatient dans les régions défavorisées et ne votent plus Ennahdha ? “Je leur donne un exemple de mon action au ministère. Ainsi, entre le moment où l’on prend la décision d’installer un centre de formation dans une petite bourgade et sa réalisation effective, il faut cinq ans pour que les choses se mettent en place. Pour qu’un jeune puisse commencer à étudier.” Conclusion : “Il faut faire de la pédagogie. Nous n’avons pas assez fait l’effort d’expliquer” notre politique. Apparemment, il aurait peut-être aussi fallu être plus proche des citoyens : “Les gens ont besoin qu’on les écoute.” Je me sens bien au sein d’Ennahdha. Ce serait injuste de dire le contraireSaïda Ounissià franceinfo AfriqueEst-ce difficile d’être une femme à Ennahdha ? La réponse fuse : “C’est difficile d’être une femme en politique en Tunisie où la femme est souvent considérée comme un filet social ! Mais c’est peut-être encore plus difficile vis-à-vis de l’extérieur quand on est membre de ce parti : il faut continuellement montrer patte blanche !” Et ce alors même que son parti, qui se définit comme conservateur, est par exemple opposé à l’égalité pour l’héritage entre homme et femme ? Là encore, la réponse est sans détours. “Le projet de loi sur ce thème était un effet d’annonce. C’est une fausse question ! Il faudrait d’abord commencer par respecter la loi actuelle. Aujourd’hui, lors des héritages, 99% des femmes n’arrivent pas à obtenir leurs titres de propriété. Même au sein des familles progressistes.”Click Here: Cheap FIJI Rugby Jersey

C’est déjà Noël chez Jennifer Aniston!

March 16, 2020 | News | No Comments

L’esprit de Noël plane déjà sur Hollywood: recevait dimanche soir autour d’un gigantesque sapin et d’un buffet ad hoc.

Jennifer Aniston est vraiment une bonne copine. Car à quoi sert d’avoir une grande maison si ce n’est pas pour y organiser des grandes fiestas entre amis. Dimanche, l’éternelle célibataire recevait une centaine de personnes et quelques stars dans sa villa de Beverly Hills.

et

étaient de la fête, ainsi que la prof de yoga, le coiffeur et la «coach» de la célèbre héroïne de Friends.

Et comme Jennifer Aniston dispose de chefs cuisiniers hors pair –elle avait embauché deux des meilleures toques d’Hollywood- et qu’elle aime en faire profiter les copains, la party girl avait concocté un buffet sur le thème de Noël, une fête qu’elle affectionne particulièrement. Côté déco, la maison avait déjà été illuminée par son lot de guirlandes clignotantes appropriées, des fleurs de saison et surtout, clou du spectacle, un magnifique sapin autour duquel les invités ont déambulé toute la soirée. Conifère qu’elle avait choisi un peu plus tôt dans la semaine: un «sapin ‘noble’, le plus cher car le plus majesteueux» selon le site de Mr Greentrees, la boutique chic de West Hollywood où la belle a mis un soin tout particulier à shopper son arbre.

L’an dernier, à la même époque, Jen’ vivait une relation tumultueuse avec celui dont elle pensait qu’il était l’homme de sa vie: depuis, le peu élégant John Mayer a pris la tangente, mais Miss Aniston sait qu’il vaut mieux aller seule que mal accompagnée. A l’heure où l’on célèbre Friends, la série la plus regardée de la décennie, elle ne se contente pas de vivre sur les vestiges du passé: joyeux Noël Miss Aniston!

Mardi 8 décembre 2009

Jacques Chirac de nouveau devant la justice

March 16, 2020 | News | No Comments

ilDéjà renvoyé en correctionnelle en novembre pour détournement de fonds publics dans le cadre des emplois fictifs de la Ville de Paris, est désormais soupçonné de prise illégale d’intérêts dans une affaire qui concerne sept emplois RPR pris en charge par la Mairie de Paris à l’époque où il en était le locataire. Le juge d’instruction Jacques Gazeaux a mis l’ancien chef de l’Etat en examen.

Sept anciens permanents de l’ex-RPR payés par la Ville de Paris? Dans cette affaire, l’ancien maire de la capitale Jacques Chirac (1977–1995) avait déjà été entendu comme témoin assisté et plusieurs responsables de l’ancien parti gaulliste –notamment

– avaient été condamnés.

En charge de cette enquête, ouverte en 1995 par une plainte de la Mairie de Paris, le juge d’instruction Jacques Gazeaux a décidé de mettre en examen le retraité préféré des Français. L’ex-chef de l’Etat a été entendu pendant une vingtaine de minutes vendredi matin dans les locaux du médiateur de la République, près de la place de la Concorde.

Dans la foulée, son service de presse s’est fendu d’un communiqué rappelant que Jacques Chirac avait déjà répondu aux questions concernant cette affaire et «qu’aucun ‘système’ n’a jamais existé à la Mairie de Paris». Gageons que cette nouvelle mis en examen n’altèrera pas la «sérénité» à toute épreuve du sémillant Chirac, qui, hormis quelques ennuis judiciaires, coule une retraite heureuse entre Paris et la Côte d’Azur…

Vendredi 18 décembre 2009

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