Alzheimer : le pacemaker cérébral pourrait être un traitement prometteur
April 12, 2020 | News | No Comments
Des chercheurs américains ont conduit une étude préliminaire de phase 1 sur 3 patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Les patients ont été traités par électrostimulation cérébrale profonde dans le but de ralentir le déclin cognitif et d’améliorer les capacités à prendre des décisions.
Trois patients ont été traités par électrostimulation cérébrale profonde dans le but de ralentir le déclin cognitif et d’améliorer les capacités à prendre des décisions.
Sommaire
- Une étude pilote avec une électrostimulation cérébrale profonde
- Pourquoi l’électrostimulation cérébrale ?
- Une amélioration chez les trois patients traités
- Un espoir qui reste à confirmer
Une étude pilote avec une électrostimulation cérébrale profondeLes équipes de la Ohio State University Medical Center, Etats-Unis, ont conduit une étude pilote pour savoir si l’
électrostimulation cérébrale profonde pouvait ralentir le déclin cognitif et améliorer les prises de décision. Cette méthode est utilisée pour améliorer les symptômes des patients atteints de la
maladie de Parkinson.Pourquoi l’électrostimulation cérébrale ?Les chercheurs sont partis du principe que les lobes frontaux du cerveau sont responsables du jugement, de la résolution des problèmes et de l’organisation, mais aussi du contrôle cognitif. Ils ont donc implanté des électrodes très fines dans ces zones chez trois participants pour exercer une électrostimulation profonde, une sorte de pose de pacemaker cérébral.Le but était donc de savoir si cette électrostimulation améliorait la cognition et les capacités exécutives des patients.Les équipes médicales ont recruté trois personnes atteintes de la
maladie d’Alzheimer, avec des formes débutantes à modérées.Une amélioration chez les trois patients traitésProgressivement, les trois patients participant à cette étude ont présenté une amélioration qui était notable surtout au niveau des fonctions exécutives. Ainsi, une des 3 participantes âgée de 85 ans qui était incapable de préparer des repas, de faire son lit ou ses courses a récupéré ces fonctions au bout de deux ans d’électrostimulation. Selon son conjoint, il n’avait pas remarqué d’amélioration dans les fonctions cognitives mais avait l’impression que la maladie progressait moins vite. Il en était de même pour les deux autres participants.
Un espoir qui reste à confirmerSelon le Dr Ali Rezai, médecin chirurgien qui a réalisé la pose des électrodes, ces résultats sont encourageants, surtout pour une maladie contre laquelle nous ne disposons que de peu de moyens thérapeutiques et aucun curatif. Cependant, il admet que ces données restent préliminaires et qu’il faudrait une étude plus large pour confirmer les résultats et la durée de l’amélioration. Pour le Dr Rezai, l’idéal serait de trouver des méthodes non invasives pour stimuler les lobes frontaux.Click Here: New Zealand Rugby Shop